Le 15 janvier 2013, FARRE (Forum de l’Agriculture Raisonnée et respectueuse de l’Environnement) organisait un colloque « La science : alliée ou ennemie de l’agriculture ». La synthèse du colloque est maintenant disponible sur leur site.
Les interventions :
Ouverture par Christophe Grison, président de FARRE
Science et technologie : entre doute et espoir, Luc Ferry, Philosophe.
Il a insisté sur la prolifération et les racines des peurs dans notre société. Et a conclu : « Et il faut aussi changer la peur de camp. Il faut utiliser les armes de l’adversaire. Il faut dire à nos concitoyens que c’est si on n’utilise pas la science dans l’agriculture que cela va tourner à la catastrophe. »
Le progrès en agriculture peut-il se faire sans la science ?, Roger Le Guen, Sociologue, professeur à l’Ecole supérieure d’agriculture d’Angers.
Il a surtout développé le thème de la recompostion de la relation entre science et agriculture.
La recherche agricole : historique et prospective, Christian Huyghe, Directeur scientifique adjoint du secteur agricole de l’Inra.
S’appuyant sur une perspective historique, C Huyghe a insisté sur les ruptures technologiques et conceptuelles qui favorisent les innovations. L’acceptabilité de ces innovations par la société et leurs mises en œuvre par les producteurs passent par un fonctionnement collectif, la démonstration, le conseil…
Table ronde : Quelle recherche pour quelle agriculture ? avec Jean-Paul Vinot, agriculteur, Mickaël Jacquemin, éleveur, Didier Vazel, viticulteur, président de Terra Vitis, Jacques Wery, professeur d’agronomie à Montpellier Supagro, Jean-Louis Peyraud, directeur de recherches à l’Inra de Rennes et Bruno Desprez, président de la société Florimond-Desprez .
Conclusion par Marion Guillou, Présidente d’Agreenium, ancienne présidente de l’INRA
M Guillou a insisté sur la nécessité de solutions diversifiées et locales. A l’instar de l’agriculture, « la recherche n’est pas unique ». Sa conslusion : « je suis convaincue que la recherche, parce que le monde a changé, a besoin d’évoluer, en interaction avec ceux qui ont envie de tirer des résultats de celle-ci. J’appelle à de nombreuses opérations où l’on court-circuite la longue chaîne passant du laboratoire mystérieux, lieu des découvertes, à l’agriculteur. Nous devons organiser ces courts-circuits. »
La lecture intégrale de cette synthèse est intéressante pour ceux qui s’intéressent aux relations entre organismes de recherche et agriculteurs sur le terrain.
Voir également la synthèse sur ForumPhyto du colloque précédent de FARRE « de la crispation à la médiation » en octobre 2012 sur le thème agriculture et environnement.